Face à la montée inquiétante de la consommation du « Ngerek » chez les jeunes au Tchad, l’AARMOC lance une campagne de sensibilisation citoyenne pour alerter les communautés sur les dangers de cette boisson fortement alcoolisée, accessible à bas prix et aux conséquences dramatiques sur la santé, la sécurité et l’avenir de la jeunesse.
Dans plusieurs villes du Tchad, le « Ngerek » est devenu une réalité préoccupante touchant particulièrement les adolescents et les jeunes adultes. Vendu à très bas coût et facilement accessible dans les quartiers populaires, cet alcool fortement dosé est aujourd’hui consommé de manière massive malgré les risques importants qu’il représente pour la santé physique, mentale et sociale des consommateurs.
À travers cette campagne intitulée « Non au Ngerek », l’AARMOC souhaite sensibiliser les jeunes, les familles, les leaders communautaires et les autorités locales sur les conséquences de cette consommation excessive d’alcool. L’objectif est de prévenir les comportements à risque, protéger la jeunesse et encourager une prise de conscience collective face à ce phénomène grandissant.
Le Ngerek ne détruit pas seulement la santé. Il fragilise également les familles, favorise la violence, les conflits sociaux, les accidents, l’abandon scolaire et l’exclusion sociale. De nombreux jeunes perdent progressivement leurs repères, leur motivation et parfois même leur avenir à cause d’une consommation devenue banale dans certains milieux urbains.
Pour répondre à cette situation, l’AARMOC mobilise plusieurs outils de sensibilisation communautaire : théâtres forums, campagnes artistiques, rencontres citoyennes, productions audiovisuelles, débats communautaires et activités culturelles. En utilisant l’art et la culture comme moyens d’expression et de mobilisation, l’organisation souhaite transmettre des messages forts et accessibles aux populations.
La campagne vise également à valoriser des alternatives positives pour la jeunesse : leadership, engagement citoyen, activités culturelles, entrepreneuriat, sport, formation et participation communautaire. L’AARMOC considère que la lutte contre les addictions passe aussi par la création d’opportunités, l’écoute des jeunes et le renforcement du lien social.
Au-delà de la sensibilisation, cette initiative appelle à une responsabilité collective. Parents, éducateurs, autorités, acteurs communautaires, artistes et jeunes eux-mêmes ont un rôle essentiel à jouer pour protéger les générations futures et construire un environnement plus sain et plus stable.
À travers « Non au Ngerek », l’AARMOC réaffirme son engagement pour une jeunesse consciente, responsable et actrice du changement social.
Parce que protéger la jeunesse, c’est protéger l’avenir.
